Sulfite et vin

Les effets du sulfite dans le vin

Lorsqu’on regarde de près sur le dos de certaines bouteilles de vin, un terme revient très souvent : sulfite, contient des sulfites ou encore anhydride sulfureux. Dérivé du soufre, le sulfite est un agent de synthèse se présentant sous la forme d’une poudre blanche.

Les sulfites sont les sels de l’hypothétique acide sulfureux H2SO3. La formule des anions sulfites est SOS32- . En chimie, les sulfites sont définis comme les esters, groupement formé d’atome lié simultanément par un atome d’oxygène par double liaison.

Les sulfites sont considérés comme le vrai couteau suisse de l’industrie agroalimentaire. Ils captent les molécules d’oxygène et les empêchent d’oxyder les aliments. De plus, Ils permettent également de blanchir les fruits, les légumes et les fruits de mer.

Les sulfites ont le pouvoir d’inactiver certaines enzymes et donc de bloquer la réaction du brunissement naturel. Servant de stabilisateur, ils permettent de sélectionner les levures et fermer la fermentation lorsqu’elle a atteint le seuil souhaité pour le vin.

En fait, la fabrication du vin illustre très bien les multiples usages du sulfite.

Cet article étant décliné à cet effet, il dévoile tout sur l’impact sur des sulfites tant sur l’élaboration du vin que sur la santé.

PinotBleu - Sulfite vin

Les multiples usages du sulfite dans la fabrication du vin

L’anhydride sulfureux est devenu plus qu’indispensable pour le viticulteur. Bien évidemment, c’est un additif très ancien utilisé en œnologie.

En effet, il protège le vin contre les bactéries, prévient les risques de dégradation et agit de manière positive dans la fermentation. En raison de son large spectre d’action, il reste un outil précieux dans la production du vin.

Par ailleurs, le sulfite contribue à coup sûr à la bonne maîtrise des processus d’élaboration ainsi que de la conservation des vins les plus connus et les plus appréciés du monde. C’est un additif utilisé dans toutes les étapes de la fabrication du vin, de la vendange du raisin jusqu’à la mise en bouteille.

En clair, le sulfite est un antiseptique qui s’utilise pour la désinfection des barriques et tout autre dispositif lié à la vinification ainsi pour protéger le vin des bactéries.

Ici, le soufre est brûlé dans la barrique et le dioxyde de soufre dégagé pénètre dans le bois. Au cours du remplissage, il rencontre de l’eau et se transforme en sulfite et c’est à ce stade qu’il le joue rôle d’antiseptique.

Pendant la vendange, la cueillette, la manipulation et le transport des raisins, le soufre est utilisé pour éviter le démarrage de la fermentation alcoolique.

La fermentation du vin est une étape très surveillée dans l’élaboration du vin. Le sulfite sera donc utilisé dans l’optique de contrôler méticuleusement la fermentation.

Pendant le mutage du vin, le sulfite est utilisé pour stopper la croissance de la fermentation du moût et conserver les sucres résiduels permettant d’obtenir des vins sucrés. Après la fermentation, lors de la mise en bouteille, il joue le rôle de stabilisateur du vin.

Puisque le sulfite est autant utilisé pour l’élaboration du vin, ne peut-il pas être nuisible pour la santé ?

Et si on vous étiez intolérants aux sulfites ?

A entendre parler du sulfite, on peut avoir mal à la tête. Les sulfites sont présents dans notre alimentation et les personnes allergiques se doivent d’être prudentes. C’est un conservateur à base de soufre que l’on retrouve  un peu partout dans nos aliments ainsi que dans nos boissons.

Pour la plupart des gens, il n’ya aucun risque à boire des vins qui contiennent des sulfites, mais chez les intolérants, leur indigestion impacte fortement sur leur vie quotidienne. Mal de tête, fatigue, asthme, sinusites, polypose, rhinites, troubles digestifs, éternuement… sont autant de problèmes liés à la consommation excessive du sulfites.

Alors, plutôt que de consommer des vins remplis de sulfites, optez pour des vins ne contenant pas d’additifs ou qui en contiennent peu.

L’anhydride sulfureux en soit ne nuit pas à la santé.  Mais, lorsque son dosage n’est pas respecté, il peut s’avérer dangereux pour ceux qui en sont allergiques. Si une bouteille de vin de 1 litre possède une teneur en sulfite supérieure à 10mg, le vigneron aura l’obligeance de mentionner sur l’étiquette « contient des sulfites », « contient du dioxyde de soufre », « contient l’anhydride sulfureux » ainsi que toutes les autres formules du soufre.

Les quantités exigées de sulfites dans le vin conventionnel

Ce n’est pas parce que le viticulteur conventionnel fabrique le vin, qu’il y introduira l’anhydride sulfureux comme bon lui semble. En effet, le dosage du sulfite dans les vins est réglementé par la loi. C’est donc elle qui définit la teneur maximale en sulfites dans les produits

  • Vins rouges secs : 160 mg/L donc 32 mg pour un verre.
  • Vins doux naturels : 200 mg/L donc 40 mg pour un verre
  • Vins blancs et rosés secs : 210 mg/L donc 42 mg pour un verre.
  • Vins mousseux et champagnisés : 210 mg/L donc 42 mg pour un verre.
  • Vins demi-secs : 260 mg/L donc 52 mg pour un verre.
  • Vins moelleux : 300 mg/L donc 60 mg pour un verre.
  • Vins liquoreux : 400 mg/L donc 80 mg pour un verre

L’un des problèmes auxquels les consommateurs sont souvent confrontés est l’indisponibilité de la quantité exacte du sulfite sur les bouteilles de vin. Ceux-ci ne savent pas si le vin contient 150mg/l de sulfite ou 12mg/l. Toutefois, les mentions comme « AB », « vin bio » ou « vin biodynamique » seront déterminants dans la sélection d’un vin sans sulfites.

Y a-t-il des vins sans sulfites ?

Lorsqu’on parle des effets allergisants de certains produits, les sulfites sont sur la sellette. Voilà pourquoi certaines personnes choisissent de boire du vin bio. De plus en plus, les viticulteurs tournent le dos aux vins conventionnels et préfèrent  des méthodes de culture naturelles.

Sachez que tous les vins contiennent du soufre, y compris les vins bio. Mais, la quantité de sulfite présente dans ceux-ci est moins importante que celle contenue dans les vins conventionnels. C’est ainsi qu’on entendra parler de vin sans sulfites ajoutés. Il s’agit des vins élaborés avec un apport en sulfites naturels. L’expression « sans sulfite ajouté » veut tout simplement dire que la teneur en soufre est de l’ordre de 30mg/l.  

Le vin bio

Lorsqu’on choisit de fabriquer du vin, l’on a deux options. Soit l’acteur choisit l’élaboration du vin conventionnel, soit il opte pour la réalisation des vins bio. Dans le premier cas, le vin sera cultivé avec des pesticides et des engrais chimiques contenant du soufre, qui sera par la suite transformé en sulfite.

Quant au second cas, les raisins utilisés pour la fabrication du vin, seront exclusivement issus d’une agriculture biologique. De la culture de la vigne jusqu’à la mise en bouteille, le viticulteur bio choisira d’œuvrer pour la promotion de la santé environnementale et humaine.

C’est le cas par exemple de PinotBleu qui sélectionne les produits issus d’une viticulture respectueuse de l’environnement et de l’écosystème. Tous les vins proposés sur ce site ont obtenu un label de production responsable (Demeter, HVE, Agriculture biologique, biodynamique…).

Les quantités exigées de sulfites dans le vin bio

Sulfites et vin

L’omniprésence de l’anhydride sulfureux dans les produits

Les sulfites se trouvent partout. Vous pensez sûrement que cet additif ne se retrouve que dans le vin et les fruits secs, mais ce n’est pas le cas. Certains aliments et boissons dissimulent l’anhydride sulfureux. Ceci de nombreuses raisons.

En effet, la loi autorise à ne pas préciser la présence des sulfites dans une conservation si l’aliment présente une quantité inférieure à une certaine limite.

C’est le cas par exemple de la viande de hamburger, les fruits confits, la bière, les hydromels, abricots secs cidres, la confiserie la liste est non exhaustive. Les sulfites sont également retrouvés dans les cosmétiques ainsi que dans certains médicaments. Pour préserver votre santé, mieux vaut limiter le sulfite dans vos repas, boissons et vins.

A cette allure, l’on se demandera s’il n’est pas mieux de migrer vers le bio ou vers les produits essentiellement naturels.