Tout savoir sur le vin rosé

Si vous recherchez un vin à proposer en apéritif, le rosé peut être un choix parfait. L’excellente nouvelle est que son prix est à la portée de tous. Le vin rosé, en réalité est considéré comme le vin roi destiné à accompagner les repas frais. Du rosé de saignée au rosé de pressurage en passant par le rosé de macération, son procédé de vinification est à la fois particulier et exigeant. Alors, pourquoi y accordons-nous tant d’intérêt? Qu’est-ce que c’est, comment l’obtient-on, quels sont ses cépages… ? Voici l’article qui vous dévoile tout sur le vin rosé ! 

Vin rosé : pour la petite histoire

Vous en conviendrez, il est considéré comme le plus ancien des vins. La Provence est la première région où est née la production du vin rosé. La culture de la vigne s’y est développée, il y a de nombreux siècles. C’est vers le 3e millénaire avant J.C que se développe la production des raisins.

Les premières vignes se sont implantées dans la région de Provence par les grecs qui ont fondé Marseille. Le vin était de couleur claire à époque. Après foulage des raisins, le jus obtenu était mis en fermentation. Le mode de macération se faisait dans le respect de la tradition. Effectivement, le moût devait être séparé du jus lors de la fermentation.

Dès l’essor de l’empire romain, le progrès de la viticulture voit le jour dans toute la Gaulle. L’église se voit en plein usage du vin clair qui est, dans le cadre de cérémonies religieuses, appelé clairet. De plus en plus, sa production et sa commercialisation sont grandissantes. Le vin clair se définit ainsi comme un vin sain et frais.

Le vin se dit rose dès l’avènement des congés et migration estivale des français vers la méditerranée. Avant les années 2000, seuls les œnologues d’exception y accordaient de l’intérêt. Depuis lors, il est le fruit d’un grand savoir-faire, d’une alchimie et d’une innovation marquant l’histoire de la vigne. Grâce aux efforts réalisés par de nombreux vignerons, il retrouve le chemin des palais. Pour les consommateurs qui recherchent un vin convivialité, spontanéité et simplicité, c'est d’ores et déjà le meilleur allié.

Fabrication du vin rosé : pourquoi est-il rose ?

De manière basique, le procédé de fabrication du vin rosé est pareil que celui du vin rouge. L’évidence voudrait qu'il soit obtenu par mélange du vin blanc et vin rouge. Ou encore, par mélange raisins noirs et raisins blancs. Si tel était votre sens de la logique, dites-vous vous que ce n’est pas le cas. En réalité, plus le moût est macéré en contact de la peau, plus le vin obtient une coloration intense. Dès lors, en séparant le moût du vin, la coloration est moins prononcée. Autant vous dire que ce sont les pigments que contient la peau des raisins noirs qui rendent le vin rose.

Pinotbleu - rosé

Et si on parlait de la vinification du vin rosé !

Effectivement, il en existe 3 à savoir le rosé de macération, le rosé de pressurage et le rosé de saignée.

Le rosé de macération

Ce type de rosé se réalise par la vendange des raisins noirs. Contrairement aux idées reçues, on ne saurait faire le rosé de macération avec des raisins noirs ou des raisins blancs. Mais en cuve, la macération doit impérativement être courte. Celle-ci peut durer 12 heures, 24 heures voire 32 heures et ceci en vue de varier la couleur.

L’exercice vise à séparer les baies de la peau, la pulpe, les pépins et le jus de raisin. Au cours de la cuvaison, les pigments contenus dans les raisins s’imprègnent le jus et la teinte en vue de fournir une couleur rosée. Le moût, par la suite est pressé et séparé des parties solides. C’est ici que commencera la fermentation qui se fera dans les températures comprises entre 18 et 20°C ; ainsi pour conserver la teneur en arômes.

Le rosé de pressurage

Il s’agit de la vinification en blanc des raisins rouges. Il est vivement conseillé de presser les raisins avec la peau, puisque le rosé de saumon est la couleur recherchée. C’est un rosé plus clair que le rosé de macération. Cette vinification consiste à pressurer directement les raisins après la vendange. Après ceci, le jus est en cuve et fermenté par la suite.

Le rosé de saignée

Fabriqué comme le rosé de macération, le vin rosé de saignée est obtenu à base des raisins rouges. La macération des raisins rouges dans le cadre de sa fabrication ne met pas long en cuve. Après une demi-journée, le jus contenu dans la cuve prend la teinte rosée et on saigne la cuve par la suite. Cette expression « on saigne la cuve » veut dire qu’une partie du moût obtenu est transféré dans un fût différent où le vin sera fermenté. Le reste de moût sera donc destiné à la fabrication du vin rouge.

Attention ! Si la macération dure trop, vous risquerez de vous retrouver face à un vin rouge. Si le rosé de pressurage se fait sans peaux, le rosé de saignée, s’élabore avec les peaux. Le but de cette vinification est d’obtenir un vin rose très accentué. Après la fermentation, on retire de la cuve, le vin rosé décante ; ceci en vue de garder la douceur et la finesse des arômes.

Quelques cépages du vin rosé

Plusieurs cépages sont utilisés aujourd’hui pour la fabrication des vins rosés. Le cinsault, la Syrah, le Grenade, le pinot noir, le gamay, sont entre autres les cépages incontournables pour la fabrication des vins rosés. Ils sont scindés en deux grands groupes : Sud-est et Nord-Est

Les cépages du Sud-Est

  • Le Cinsault

Le cinsault est un cépage cultivé en France. Connu sous le nom de Black Malvoisie, ce cépage est très fertile et résiste parfaitement à la sécheresse. Une fois qu’il est cultivé en des terres fertiles, la production est accrue et ses vins sont de très bonne qualité. Les vins issus de ce cépage sont fins, généreux voire vigoureux.

  • Le Syrah

La syrah est plus retrouvée dans les côtes du Rhône, précisément dans la partie septentrionale de la région. Ce cépage se penche sur la production des vins rosés. Plusieurs vignerons, en vue de produire les meilleurs vins,  l’associent à la roussanne et la marsanne. Ce cépage apporte au vin un ton structuré. Ses arômes de fruits noirs et d’épices lui procurent une touche équilibrée.

  • Le Mourvèdre

Ce cépage évolue très bien dans les terres chaudes. Avec un goût d’arôme aux fruits mûrs, de violette et d’épice, celui-ci offre des vins à caractère structuré.

  • Le Carigan

Les coteaux à faible rendement conviennent parfaitement au Carigan. Il offre les vins structurés et intenses, se caractérisant ainsi par les arômes d’épices.

Les cépages du Nord-est

  • Le Pinot Noir

C’est le cépage le plus connu dans la partie septentrionale du pays. Il le cultive tant en Alsace qu’en Lorraine. La région bourgogne est l’un des terroirs phares de la production du pinot noir. On le trouve également dans la Jura, la Touraine, l’Auvergne… Cultivé dans les régions de froid, ce cépage aura la possibilité d’offrir des vins de qualité. Les vins sortis de cépage des rosés dotés d’une complexité aromatique marquante.

  • Le Gamay

Le Gamay existe depuis plus de 4e siècle. Il procure le meilleur de lui-même dans les sols siliceux et granitiques. Ce cépage est destiné à la production du vin rouge et du vin rosé. En matière de vin rosé, il offre en bouche, un ton fruité, frais, gourmand.

Si vous souhaitez choisir un vin rosé en apéritif, préférez la sélection PinotBleu ! Avec un Grand Saint-Paul ou un Côtes de Provence AOC Cru Classé Chateau Roubine, vous aurez tout le plaisir gustatif que vous recherchez.

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