Sulfites et maux de têtes : un danger pour la santé

Après avoir bu quelques verres de vin, vous avez des migraines. Vous avez tout essayé : les astuces de grand-mère, un doliprane, mais rien n’y fait. Sachez qu’il existe un additif à partir duquel se fabrique du vin. Il assez dangereux pour la santé : les sulfites. Plus présent dans le vin blanc, le soufre est quasi indispensable en agriculture, plus précisément en viticulture. Bien évidemment, on l’utilise pour la conservation des vins. Certains vins contiennent de l’anhydride sulfureux en grande quantité, mais d’autres en ont très peu. Nous vous disons tout sur les sulfites.

L’usage des sulfites : à quand remonte-t-elle ?

Dérivés du soufre, les sulfites sont des additifs qu’on retrouve partout. En industrie agroalimentaire, ils sont utilisés en tant que conservateur. Les viticulteurs l’utilisent de plus en plus, de la mise en terre de ceps de vigne jusqu’à la mise en bouteille. L’existence des sulfites date de plusieurs siècles. Avant le début du 16e siècle, les Romains utilisaient l’eau de mer pour conserver le vin pendant quelques mois.

A la période méridionale, le vigneron cherche à cacher le goût du miel développé dans le vin. Pour cela, il se sert du vinaigre associé à certaines plantes aromatiques et des épices. L’on dira que ce sont les marchands hollandais qui ont percé le secret de l’utilisation des sulfites dans le vin. Ils ont pris l’initiative de placer une mèche de soufre dans le vin, ce qui rendait sa fermentation plus stable et stoppait par la même occasion, le brunissement du vin.

De nos jours, les sulfites sont toujours utilisés pour la fabrication du vin. Mais, ce ne sont pas tous les viticulteurs qui utilisent les sulfites. Du moins, certains d’entre eux en mettent près peu, pour la simple raison que le soufre contenu dans le vin provoque les maux de tête chez les intolérants aux sulfites. Bien que l’anhydride sulfureux permette d’aseptiser le vin et faire en sorte qu’il n’ait pas un goût aigre au bout de quelques heures, il constitue un réel dans danger pour certaines personnes.

Le viticulteur conventionnel et les sulfites ?

Dans le cadre de la fabrication du vin, le viticulteur conventionnel utilise une importante quantité de sulfites. Il en met dans les blancs, les rouges et les rosés. La différence se trouve au niveau des dosages. En principe, le vin blanc est plus sucré que le vin rouge. Une fois mis en bouteille, il risque de repartir en fermentation.

C’est le pourquoi le viticulteur y introduit un peu de plus de sulfites. Le but est de ralentir la fermentation et garder les saveurs du vin blanc. Le processus de fabrication du vin rosé est le même. Le sulfite contenu dans les vins à bulles comme les champagnes et le crémant de Jura, est de très faible quantité. Ils contiennent du gaz carbonique qui permet de les conserver au mieux.

PinotBleu -Sulfites et maux de têtes

Viticulteur bio et les sulfites ?

Les sulfites se présentent sous la forme d’une poudre blanche. Si les viticulteurs conventionnels, les viticulteurs bio l’utilisent également. A la seule différence que les derniers respectent les dosages. Contrairement aux idées reçues, les vins bio contiennent des sulfites. Juste que, le viticulteur bio opte pour une démarche plus responsable. Ce faisant, il préfère ne pas utiliser les engrais chimiques et les pesticides pour la culture de sa vigne.

Même lorsqu’il est question de fermenter le moût issu des raisins biologiques, il utilise du soufre dans des proportions moins élevées que celles d’un viticulteur conventionnel. Son vin bio est vin sans sulfite ajouté. Pour aller plus loin, il existe des producteurs qui optent pour des vins zéro soufre, c’est-à-dire des vins « nature ».

L’impact des sulfites sur les intolérants

Certaines personnes disent être allergiques aux sulfites. Mieux vaut parler d’intolérance. En effet, après quelques heures de dégustation, on peut avoir mal à la tête. Bien entendu, après avoir bu deux verres, le consommateur peut avoir des insomnies. Mais très peu de personnes maîtrisent les symptômes permettant de savoir si on est intolérant aux sulfites.

Maux de tête après quelques verres, rougeurs, démangeaisons, gueule de bois, sont entre autres les signes annonçant qu’on peut être intolérant aux sulfites. Plus la quantité de sulfites est importante, plus l’on ressentira mal à la tête.

Comment savoir si on est intolérant aux sulfites ?

Le test d’intolérance aux sulfites ne se réalise pas chez tous les patients. Mais, le test est réservé pour des personnes souffrant de l’asthme, la rhinite ou faisant des chocs anaphylactiques. Pas besoin d’avoir des maux de tête pour aller dans un centre hospitalier pour faire un test. Mais, si on a pris quelques verres de vin la veille, il est préférable de passer par ce test.

Où trouve-t-on les sulfites ?

Les sulfites sont présents partout. Tant dans les vins que dans les aliments, il trouve des sulfites. Ils sont omniprésents. On les retrouve dans les viandes rouges. Les légumes et les fruits en contiennent également. On a l’impression qu’on ne peut se passer, bien qu’il soit aussi dangereux pour la santé humaine. Le gouvernement autorise les producteurs à préciser leur existence dans un contenant que si le contenu contient plus de 10mg de sulfites.

Peut-on éviter les sulfites ?

 Eh oui, il est possible d’opter pour une alimentation saine, que ce soit dans la consommation des aliments que dans la dégustation des vins. S’il existe les aliments issus de l’agriculture biologique, il existe également des vins issus des raisins bio. Ce sont des vins sans sulfites ajoutés.

Vous en trouverez sur PinotBleu, site spécialisé dans la vente de vin bio.